___Quand j'y ai pensé, ça m'avait paru être une bonne idée, un échappatoire. J'ai pensé que ça m'aurait fait aller mieux. Et maintenant, je regrette et je me rend compte que ça a eu l'effet inverse. Mais ma cause était pourtant la bonne ! Ma vie était devenue un enfer suite à une rupture, La rupture. Et pour couronner le tout, je devais le voir lui, heureux et dans les bras d'une autre chaque jour que ce putain de dieu fait. Je n'avais pas d'amis, plus de famille, il était la seule chose de bien qu'il restait dans ma chienne de vie mais il a préféré la quitter. Alors, c'en était devenu insupportable et j'ai décidé de la quitter moi aussi, cette chienne de vie. J'ai pensé qu'ainsi, je serai apaisée, que je ne le verrai plus et que le paradis ou même l'enfer serait un plus doux tourment. Mais la mort a été pire. Pire parce qu'elle n'a pas exaucé mon souhait. Je ne me suis pas éloignée, bien au contraire, et l'intention que j'avais de l'oublier, eh bien je peux l'oublier à mon tour. Le fait est que mon esprit, mon âme ou mon fantôme - appelez ça comme vous le voulez - bref, moi ; je suis constamment avec lui, ou qu'il aille et quoi qu'il fasse. Il ne me voit pas, mais je ne peux voir que lui, mes yeux sont braqués sur lui quoi que je fasse. L'Enfer continue...
___Je pense qu'est ainsi parce qu'il a été la dernière personne a qui j'ai pensé quand j'en ai finit. Je ne me souviens même plus de la façon dont je me suis suicidée. Pathétique. J'aurais dû écouter les vieilles histoires de ma superstitieuse et défunte mère, j'aurais dû penser à elle et peut-être que j'aurai enfin pu reposer en paix. Peut-être...
___En attendant, je reste là, près de lui et de son enfoirée de petite amie. Obligée de supporter toutes ces jérémiades, ces baisers, ces dîners et le reste... Leur amour, leur bonheur me crève le c½ur. Ça me rend malade. (Bien que je n'aie plus de c½ur et que je ne puisse plus être malade) Elle s'appelle Wendy. Pathétique comme prénom, non ? Il n'est pas Peter Pan, il serait temps qu'ils redescendent sur terre. Nous étions faits pour être ensemble ! Tout était parfait... Enfin pas si parfait que ça, si il a voulu me quitter. Je ne comprends toujours pas ce qu'il s'est passé...
___Je pense qu'est ainsi parce qu'il a été la dernière personne a qui j'ai pensé quand j'en ai finit. Je ne me souviens même plus de la façon dont je me suis suicidée. Pathétique. J'aurais dû écouter les vieilles histoires de ma superstitieuse et défunte mère, j'aurais dû penser à elle et peut-être que j'aurai enfin pu reposer en paix. Peut-être...
___En attendant, je reste là, près de lui et de son enfoirée de petite amie. Obligée de supporter toutes ces jérémiades, ces baisers, ces dîners et le reste... Leur amour, leur bonheur me crève le c½ur. Ça me rend malade. (Bien que je n'aie plus de c½ur et que je ne puisse plus être malade) Elle s'appelle Wendy. Pathétique comme prénom, non ? Il n'est pas Peter Pan, il serait temps qu'ils redescendent sur terre. Nous étions faits pour être ensemble ! Tout était parfait... Enfin pas si parfait que ça, si il a voulu me quitter. Je ne comprends toujours pas ce qu'il s'est passé...
* Flash back *
___Je rentrai à la maison à la même heure que d'habitude, posai mes clef sur la table de l'entrée, comme à chaque fois, et annonçai :- C'est moi, chéri !
___J'entrai dans le salon, sûre de le trouver sur le canapé. J'avais raison, comme d'habitude. Il levais la tête vers moi, le regard vide, sans sourire. Inhabituel. Je commençai à m'inquiéter.
- Qu'y a-t-il ? Tu ne...
- Je te quitte.
___Sa voix était neutre, posée. Il avait l'air d'y avoir réfléchit depuis un bon bout de temps. Il ne trahissait aucune émotion.
- Tu... tu ne peux pas faire ça, Alex ! Pourquoi ?
___Je sentais la panique monter en moi en même temps que les larmes, ma vue commençait a se brouiller et ma respiration se faisait saccadée au point que je faillit ne pas entendre sa réponse.
- Je n'en peux plus. Je te quitte.
- Non ! Alex, je t'aime ! Explique-moi !
___Je bafouillai, les mots se mélangeaient dans ma bouche et ma gorge serrée n'arrangeait rien. J'avais du mal à parler.
- J'en ai marre de ce petit train-train, de cette vie trop monotone. Il me faut autre chose, quelque chose de mieux.
- Mais... Mais je... Je peux changer ça, tu sais ! Je le peux ! Ne me quitte pas, s'il te plait !...
___Je le suppliai, mais son expression ne changeait pas. Soudain, je la vis. Cette mâle immonde où toutes ses affaires étaient entassées. Je vis aussi que tous les objets lui appartenant avaient disparus des meubles et des étagères. Je compris alors que rien n'y ferait. Sa décision était prise et je n'y changerai rien.
___Il se leva en souplesse, attrapa sa grosse valise et avança lentement vers la sortie. L'espace confiné l'obligea à me frôler et je le sentis s'arrêter pendant un millième de seconde ; puis il repartit encore plus déterminé. Je ne bougeai pas. J'étais tétanisée. Seules mes lèvres bougeaient et un son étouffée en sortait :
- Je t'aime... je t'aime... je t'aime... je t'aime...
___Je répétai cette phrase encore et encore, espérant ainsi le retenir, même si je savais que cette tentative était vouée à l'échec.
___Une fois arrivé à la porte, il s'arrêta et posa son trousseau de clé sur la table. Il n'était pas hésitant, non. Il ne l'avait jamais été. Il lança un dernier murmure, sans se retourner :
- Je suis désolé.
___Puis il partit en claquant la porte. Ce son parut me réveiller de ma transe et j'avançai à grands pas, courant presque, dans tout l'appartement à la recherche du moindre objet qui aurait pu lui appartenir. Je ne trouvai rien, même pas une chaussette solitaire ou un paquet de cigarettes vide. Rien. Il avait tout emporté : il ne voulait pas revenir ici, jamais.
* Fin du Flash back *
___Tout ce dont je me souviens après cela, c'est de mon lit et des vagues de larmes, de tristesse et de détresse que s'emparaient de moi et ne laissaient aucun répit.___Je fermai les yeux attendant calmement le reflux de ces vagues qui arrivèrent sans tarder ; moins fortes, cependant. Je m'y était habituée : c'était mon lot quotidien depuis ce jour maudit.


